Dans une lettre ouverte publiée mardi 16 décembre par Rue89, l’ami de Florian Philippot, le président du Front national (FN), déclare être l’objet de menaces de mort après les révélations du magazine Closer.
Sur les photos publiées par l’hebdomadaire people vendredi, Florian Philippot apparaît en compagnie d’un homme présenté comme «son ami», «journaliste de télévision», dont le visage est flouté.
Mais, déplore le journaliste dans sa lettre, cet anonymat «est tout relatif», les flous laissant deviner ses traits.
Une source a confirmé à l’AFP l’authenticité de la lettre.
«Dès lors, il apparaissait inévitable que je sois la cible de menaces de mort, d’une chasse à l’homme venant s’ajouter à la violence de cette exposition. Et que mon image soit marquée de façon indélébile au sein de ma profession», écrit, sous pseudonyme, l’ami de Florian Philippot.
«Victime collatérale»
«Ce qui est un problème, Madame Pieau (ndlr: nom de la directrice de la rédaction deCloser), c’est qu’en m’utilisant pour illustrer l’homosexualité de Monsieur Philippot (…), vous saviez que je serais victime collatérale. Victime non pas d’outing, mais d’amalgames que vous initiez», accuse-t-il.
«En me présentant comme le petit ami du vice-président du Front national, il apparaissait évident que mes sensibilités politiques seraient associées avec celles de ce parti. Ce n’est pas le cas, et vous le saviez», ajoute-t-il.
Vendredi, Closer a publié sur quatre pages des photos de Florian Philippot en week-end à Vienne en compagnie de son compagnon, révélant publiquement l’homosexualité du vice-président du FN. Florian Philippot a annoncé qu’il allait poursuivre l’hebdomadaire.
Cette révélation avait aussitôt valu à Closer de vives critiques d’une partie de la classe politique.
Sollicitée par l’AFP, Laurence Pieau s’est refusée à tout commentaire.
(afp/Newsnet)



