Les délibérations dans le procès du «dépeceur de Montréal», accusé d’avoir tué de manière sordide un Chinois en 2012, ont été suspendues temporairement mercredi 17 décembre après que le jury est sorti de sa réserve pour interroger les parties sur la maladie mentale de l’accusé.
En huis clos depuis mardi matin pour décider du verdict, les 12 jurés ont convoqué le juge Guy Cournoyer et les avocats de la partie civile et de la défense pour leur demander si «les troubles de la personnalité sont une maladie mentale selon la loi».
Les jurés doivent en effet déterminer si l’accusé, Luka Rocco Magnotta, était capable de distinguer le bien du mal lorsqu’il a tué puis dépecé son partenaire sexuel d’un soir, l’étudiant chinois Lin Jun, le 25 mai 2012 à Montréal.
La question clé à laquelle les 12 hommes et femmes chargés de rendre le verdict doivent répondre est de savoir si l’accusé est coupable ou «non criminellement responsable» à cause de troubles mentaux.
Maladie mentale
L’avocat de Magnotta, Luc Leclair, a répondu aux jurés que selon lui, «oui», les troubles de la personnalité sont une maladie mentale. Des troubles de personnalité graves peuvent créer «des mini-psychoses», a-t-il dit.
Mais, comme son homologue de l’accusation, il a demandé davantage de temps avant de formuler une réponse en bonne et due forme.
La défense avait admis dès fin septembre, au début du procès, que Magnotta, ancien acteur porno, avait tué et dépecé Lin Jun. Magnotta a cependant plaidé non coupable pour cinq chefs d’accusation, affirmant être victime de troubles mentaux.
L’accusation estime au contraire que la préméditation de ce meurtre sordide ne fait aucun doute.
(afp/Newsnet)



