Le premier ministre français Manuel Valls a annoncé mardi 23 décembre un renforcement de la sécurité à la veille de Noël. Il cherche ainsi à rassurer ses compatriotes, gagnés par l’inquiétude après trois attaques sanglantes en trois jours.
Le président François Hollande a une nouvelle fois appelé à «ne pas céder à la panique» et à faire preuve d’un «très grand sang-froid». Il a dans le même temps annoncé qu’une personne blessée dans l’attaque de Nantes était décédée. Son entourage a ensuite indiqué qu’il s’agissait de la «mort clinique».
MM. Valls et Hollande ont assuré que les trois attaques n’étaient pas liées, alors qu’un début d’angoisse commence à gagner le pays, poussant le quotidien populaire Le Parisien à titrer mardi «Peur sur Noël».
Des militaires en plus
S’exprimant à l’issue d’une réunion d’urgence des ministres concernés, Manuel Valls a notamment annoncé le déploiement supplémentaire de 200 à 300 militaires.
Ils s’ajouteront à 780 hommes déjà mobilisés dans le cadre d’un dispositif de sécurité antiterrorisme appelé Vigipirate. Les patrouilles vont aussi être renforcées dans les zones commerciales, les centres-villes, les gares et les réseaux de transport.
Un homme d’une quarantaine d’années armé de deux fusils à pompe et d’un couteau a été arrêté mardi à l’aube dans ce contexte à proximité du marché de Forville, à Cannes.
Réactions «mimétiques»?
Le premier ministre Manuel Valls a estimé qu’il ne fallait pas faire «d’amalgame» et avancé que la succession de ces attaques à la veille des fêtes de fin d’année pourrait être expliquée par des réactions «mimétiques».
Ces déclarations mesurées sont intervenues alors que, selon les premières informations, l’homme qui a lancé sa camionnette contre des piétons sur un marché de Noël à Nantes lundi soir, faisant neuf blessés et un mort, n’était pas un «marginal».
(ats/Newsnet)



