La Corée du Nord n’est pas seule dans son combat contre la nouvelle comédie de Seth Rogen et James Franco, puisqu’elle vient de se trouver un allié russe.
«L’idée du film est tellement agressive et scandaleuse que la réaction de la partie nord-coréenne est tout à fait compréhensible», a déclaré le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch, dans un communiqué publié jeudi sur le site officiel de la diplomatie russe.
Pyongyang a notamment menacé de «représailles impitoyables» si ce film sortait comme prévu le 25 décembre, mais fin novembre, une cyber-attaque contre Sony Pictures a conduit la société américaine à annuler la sortie prévue pour Noël de «L’interview qui tue!».
Le film est finalement sorti dans quelques centaines de salles obscures aux Etats-Unis.
Les Etats-Unis ont imputé cette cyber-attaque, revendiquée par le groupe de pirates informatiques GOP (Guardians of peace), à la Corée du Nord qui n’a cessé de nier toute implication.
Réponse «proportionnée»
«La Russie est préoccupée par une nouvelle escalade des tensions dans les relations entre les Etats-Unis et la Corée du Nord», a indiqué M. Loukachevitch.
Même si «la partie américaine n’a fourni aucune preuve directe» confirmant l’implication de Pyongyang dans cette cyber-attaque, Washington s’est engagé à apporter une réponse «proportionnée» à cette attaque, a-t-il souligné.
«Les menaces américaines de vengeance et appels aux autres pays à condamner la Corée du Nord nous semblent tout à fait contre-productifs et dangereux (…) et ne font qu’augmenter les tensions», a-t-il ajouté.
Lundi, la Corée du Nord s’est trouvée victime d’une panne géante d’internet d’origine inconnue qui pourrait avoir été orchestrée par les Etats-Unis en représailles à l’attaque informatique contre Sony Pictures, selon certains experts.
(afp/Newsnet)



