Drame du ferry en feu: de nombreuses questions en suspens

 

L’incendie déclaré dimanche au large de l’Albanie sur ce ferry, battant pavillon italien et affrété par la compagnie grecque Anek, a fait officiellement 13 morts dont deux marins albanais venus à la rescousse. Toutefois le bilan pourrait s’alourdir vu le nombre des disparus, qui reste toujours indéterminé.

Interrogée sur les dénonciations de nombreux rescapés sur le manque des mesures de sécurité et les défaillances du ferry, une responsable du bureau de presse de la police portuaire grecque a répondu qu’«une enquête était en cours pour éclaircir les circonstances de l’incident».

Les autorités grecques ont jusqu’ici révisé trois fois la liste des personnes à bord du ferry, passant de 478 à 475, avant de l’établir mercredi à 474 passagers et membres d’équipage.

Trois migrants découverts

Après que trois migrants sans papiers eurent été découverts parmi les rescapés, portant le nombre de personnes à bord à 477, la justice italienne, en charge aussi d’une enquête, a estimé que ce nombre était plus élevé. Selon elle, environ 500 personnes se trouvaient à bord du Norman Atlantic, qui avait appareillé dimanche matin de Patras dans le sud-ouest de la Grèce à destination d’Ancône, dans l’est de l’Italie.

Patras est considéré comme une plaque tournante de trafic de migrants qui cherchent à quitter la Grèce à destination des pays de l’Europe occidentale pour une meilleure vie.

Selon les autorités italiennes, on compte jusqu’ici 427 rescapés, dont la majorité a pu retrouver ses proches entre mardi et mercredi. La plupart des rescapés grecs ont été rapatriés. Un dernier groupe de 107 personnes est arrivé à l’aéroport d’Athènes mercredi soir.

Parmi les 371 passagers récupérés sur le ferry, 234 sont grecs, 54 turcs, 22 albanais, 22 italiens et dix de nationalité suisse, sans compter d’autres nationalités. Neuf des dix Français présents à bord ont été pris en charge, mais on est toujours sans nouvelles du dixième.

Chauffeurs dormant dans leur camion

«On a entendu une alarme, mais personne n’était là pour nous donner des instructions», a expliqué aux médias un rescapé grec. Mardi, une autre rescapée, chauffeur de camion, Efrosyni Bezati, a affirmé qu’au moins trois de ses collègues dormaient dans leur véhicule».

Selon les réglementations grecques, aucune personne n’est autorisée à rester à l’emplacement où sont garés les véhicules pendant la navigation.

(ats/Newsnet)