«L’appartenance à l’euro est irrévocable», a déclaré Annika Breidthardt, porte-parole dela Commission européenne, au cours d’un point de presse. Elle rappelait ainsi que cette règle était inscrite dans le Traité de Lisbonne, «article 140, paragraphe 3». Elle répondait à une question sur une possible sortie de la Grèce de la monnaie unique.
«Nous n’allons pas entrer dans des spéculations et des scénarios qui risquent d’être interprétés dans un contexte qui ne se pose pas», a ajouté un autre porte-parole, Margaritis Schinas.
La Commission était interrogée à la suite d’informations parues, samedi, dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel. Selon le journal, le gouvernement allemand jugeait inévitable une sortie de la Grèce de l’euro si le parti de la Gauche radicale, Syriza, remporte les législatives grecques du 25 janvier et décide d’abandonner la ligne de rigueur budgétaire en ne plus remboursant la dette du pays.
Pression sur les électeurs
Ces informations ont suscité la controverse en Allemagne, où elles ont été considérées comme une manière, pour la chancelière Angela Merkel et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble, de faire pression sur les électeurs grecs.
Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, avait appelé le 29 décembre les électeurs grecs à soutenir les réformes «favorables à la croissance» lors des législatives anticipées. Il jugeait ces changements «essentiels pour que la Grèce prospère à nouveau au sein de la zone euro».
«Les Grecs sont libres de décider souverainement de leurs gouvernants», a déclaré lundi le président français François Hollande. «Quant à la zone euro, c’est à la Grèce seule d’en décider», a-t-il ajouté.
La Commission a insisté lundi sur le succès de la zone euro, en rappelant que la Lituanie en était devenue le 19e membre le 1er janvier.
(ats/Newsnet)



