Sous le feu des critiques, Dieudonné n’a pas assumé ses propos sur Facebook «Je me sens Charlie Coulibaly» jusqu’au bout. C’est du moins la version de son avocat Sanjay Mirabeau, qui concède que le polémiste «a eu conscience de n’avoir fait rire personne».
Selon lui, Dieudonné a dit «très clairement qu’il regrettait si ses propos avaient été mal interprétés», a-t-il confié jeudi 15 janvier sur BFMTV. «Ce message a été rapidement retiré ce qui n’est pas habituel car quand il veut provoquer il le laisse et assume jusqu’au bout».
Et Sanjay Mirabeau d’ajouter: «Ce message, ce n’est même pas de l’humour mais plus l’état d’esprit d’un humoriste qui partage les valeurs d’un journal frappé de plein fouet par un attentat. Mais qui est traqué comme un terroriste depuis plus d’un an».
«Traité comme un Coulibaly»
Placé en garde à vue une journée, Dieudonné sera jugé en correctionnelle le 4 février. Pour son avocat, il «partage les valeurs de Charlie mais se sent traité comme un Coulibaly. Il utilise les deux mots comme un symbole, comme un synonyme soit de la liberté, soit du terrorisme.»
Alors que plus de cinquante procédures pour apologie du terrorisme ou menaces verbales d’actions terroristes ont été ouvertes en France, Sanjay Mirabeau trouve les sanctions disproportionnés. «On a des peines qui vont de dix mois à quatre ans de prison pour des personnes qui parlent, qui disent des mots! (…) , s’est-il exclamé devant Jean-Jacques Bourdin.
La peine maximale encourue par Dieudonné est de sept ans de prison et de 100’000 euros d’amende.
(Newsnet)



