
Mardi, après le drame survenu en Argentine sur le tournage du jeu d’aventure «Dropped», Philippe Candeloro s’était exprimé par la voix de son agent. Mercredi, l’ancien patineur a livré son témoignage sur RMC. Il raconte qu’au moment de l’accident, il se trouvait dans un camion de la production. «Nous, l’équipe des rouges, on était en stand-by pour attendre notre rotation d’hélico pour partir sur la deuxième expédition. J’étais dans le camion donc je n’avais pas les yeux bandés. On était en train d’attendre et l’hélico était en train de partir. On a fait une séquence d’images et ensuite on a vu les bleus partir, tourner un peu au-dessus de nous. Après je me suis mis dans le camion, j’ai attendu et là j’ai entendu un gros «splash», pas un «boom» mais un «splash».
Philippe Candeloro raconte que les candidats et les équipes techniques, «paniqués et en sanglots», se sont précipités sur les lieux du drame. Ils voulaient aider, mais il était trop tard. «Malheureusement, l’hélico était en flammes. On n’avait pas d’extincteur, on n’avait pas d’eau, on ne savait pas si ça pouvait encore exploser. Malheureusement, c’était difficile d’intervenir. C’est l’horreur. C’est l’horreur parce qu’on ne peut pas intervenir. On voit tout le monde qui part en sanglots. On se dit que ce n’est pas possible, c’est un cauchemar».
«L’impuissance totale»
Pensant que des victimes avaient pu être éjectées, l’ancien patineur s’est mis à chercher «à droite à gauche, dans les buissons où il y avait plein de ronces… On imagine plein de choses à ce moment-là», confie-t-il. Le périmètre a ensuite été fermé et les candidats ont dû quitter les lieux. «Et là, c’est l’impuissance totale», explique-t-il.
Sur RTL, Candeloro affirme que les règles de sécurité étaient «respectées à 300%». «On avait des consignes et des briefings de sécurité à chaque fois que l’on partait sur les courses, assure-t-il. A chaque fois qu’il y avait un danger quelconque de se faire une petite égratignure, on était pris en charge (…) Il n’y a pas de polémique à avoir là-dessus. Personne ne pouvait prévoir.»
(joc)