Crash en France: «L’avion cherchait une issue dans un cul-de-sac»

 

Les familles des passagers de l’Airbus A320 qui s’est écrasé dans les Alpes-de-Haute-Provence, mardi 24 mars, vont bientôt arriver sur les lieux du drame. La chancelière allemande ainsi que les présidents français et espagnol sont également attendus sur place, tandis que la première boîte noire retrouvée est transférée à Paris mercredi. Le mystère reste entier quant aux circonstances du crash, mais des témoins ont pu fournir quelques précisions.

Interrogé par France TV Info, un éleveur de chèvres de la Haute Bléone a raconté avoir vu l’avion contourner une montagne peu avant l’impact.

«Nous étions entre 11 heures et midi, au pied de la montagne de Tromas, quand nous avons vu un avion de ligne qui venait de contourner cette montagne sur la droite, raconte-t-il. Il volait bas, et sa trajectoire était curieuse. Mais, à 1300 mètres d’altitude, avec une grosse montagne qui monte à 2500 mètres en face, on ne s’est pas rendu compte qu’il volait si bas. Et, pour sa trajectoire, on s’est dit qu’il venait de Nice, et non de Marseille.»

«On a été les derniers à voir cet avion»

Selon ce témoin, qui se trouvait alors au hameau de Favières, un avion de chasse aurait pu être à la recherche de l’appareil de Germanwings: «Au même moment, nous avons vu un avion de chasse qui a semblé faire un mouvement pour l’éviter, explique-t-il. De loin, on s’est même dit qu’il pouvait peut-être le percuter. Il était certainement à sa recherche, et il avait dû le repérer. Nous avons souvent des exercices militaires, des avions. Ils font énormément de bruit. D’ailleurs, ils effraient nos bêtes. Du coup, on n’a pas entendu la déflagration quand l’avion s’est écrasé, mais on a compris après coup qu’on avait sûrement été les derniers à voir cet avion.»

Et d’ajouter: «Tromas est à 2500 mètres et derrière, les Trois-Evêchés sont à 2900 mètres. L’appareil a dû chercher une issue, une porte de sortie. Mais c’est un cul-de-sac. L’avion est ensuite allé s’écraser du côté du col de Mariaud, probablement sur les falaises du massif des Trois-Evêchés. L’avion de chasse a certainement vu ce qui s’est passé. On a compris après qu’il avait dû être envoyé.»

(ade)