En mai dernier, la Suisse avait appuyé une initiative menée par certains membres du Conseil de sécurité qui visait à transmettre le dossier de la guerre civile en Syrie à la CPI pour d’éventuelles poursuites pour crimes de guerre et crime contre l’humanité. Mais le texte avait été bloqué par un veto de la Chine et de la Russie, alliée de la Syrie.
Les treize autres membres du conseil avaient voté pour. La Suisse est déçue par cette décision, a indiqué vendredi à New York l’ambassadeur de Suisse adjoint auprès des Nations unies, Olivier Zehnder, devant une réunion du Conseil de sécurité consacrée au sort des minorités ethniques et religieuses au Proche-Orient.
Situation en Irak
Il a invité le conseil à charger la CPI d’une enquête sur la situation en Irak. L’assassinat d’enfants, de femmes et d’hommes par l’EI ne peut en aucun cas être justifié, a-t-il ajouté.
La diversité de la composition sociale, ethnique et religieuse doit être défendue contre toutes les formes d’agression, a relevé l’ambassadeur adjoint. Il a également condamné les attaques contre les sites et les objets culturels.
La France a pour sa part dit souhaiter que les djihadistes de l’EI soient jugés devant la CPI. Il est «essentiel» que le Conseil de sécurité transmette le dossier à la cour, a lancé Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.
(ats)




