L’intensification du conflit et les frappes aériennes depuis le mois dernier ont considérablement aggravé la situation humanitaire.
«Ce conflit dévastateur se déroule dans un contexte de crise humanitaire qui était déjà une des plus grandes et complexes au monde», a affirmé le coordonnateur humanitaire de l’ONU, Johannes Van Der Klaauw, cité dans un communiqué publié à Genève.
Il a expliqué que les frappes aériennes et les combats ont poussé des milliers de familles à fuir leurs foyers. Les familles ordinaires luttent pour avoir accès aux soins de santé, à l«eau, à la nourriture et au carburant.
Selon l’ONU, 18 des 22 gouvernorats que compte le Yémen sont maintenant touchés par des frappes aériennes. Dans le sud du pays, le conflit armé a continué de s«intensifier, particulièrement à Aden où les combats de rue généralisés continuent et atteignent aussi les quartiers résidentiels.
Des hôpitaux, écoles, aéroports et mosquées à travers le pays ont été détruits. Des informations font état de sérieuses violations des droits de l«homme et du droit international humanitaire.
Lourd tribut des civils
Les civils paient un lourd tribut dans le conflit: du 19 mars au 12 avril, au moins 731 personnes ont été tuées, 2754 blessées, y compris un grand nombre de civils, a précisé l’ONU. Le nombre de personnes en situation d«insécurité alimentaire est passé de 10,6 millions à 12 millions.
Au moins 150’000 personnes ont été déplacées. Le prix des produits alimentaires a augmenté de plus de 40% dans certains endroits et les prix du carburant ont été multipliés par quatre. Le manque de carburant et d«électricité a entraîné une interruption des services d«approvisionnement en eau et d«assainissement.
L’ONU a besoin de toute urgence de ressources supplémentaires. Malgré les difficultés d’accès, la communauté humanitaire au Yémen continue de délivrer une assistance notamment à travers le personnel national yéménite et les partenaires nationaux.
(ats)




