Sous pression des créanciers, l’UE et le FMI, et des partis d’opposition à l’intérieur de la Grèce, le ministre de l’Intérieur a indiqué que «si besoin», de nouvelles élections générales pourraient être convoquées pour permettre au peuple de se prononcer sur la politique du gouvernement de la gauche radicale.
«Ceux qui s’imaginent que le gouvernement actuel est une parenthèse (…) se trompent; le peuple s’est prononcé (récemment) et, si besoin, il le fera de nouveau», a lancé Nikos Voutsis dans la nuit de vendredi à samedi lors d’un débat houleux au Parlement sur le décret concernant le transfert des fonds des organismes publics à la banque de Grèce, une mesure adoptée pour parer à la pénurie des finances publiques.
Les partis d’opposition, surtout la droite de la Nouvelle-Démocratie et les socialistes du Pasok, ont qualifié le décret «d’anti-constitutionnel» et ont accusé le gouvernement de traîner dans les négociations avec les créanciers, ce qui risque d’amener les caisses de l’Etat «dans l’impasse».
Nikos Filis, porte-parole du groupe parlementaire de la gauche radicale Syriza, au pouvoir depuis trois mois et qui bénéficie toujours d’une grande popularité, a assuré que «le gouvernement» ne souhaitait pas d’élections anticipées ni de referendum«.
»Nous souhaitons un compromis avec les créanciers sur les problèmes d’économie mais si l’opposition demande la légitimation de cet accord par le peuple, on n’aura pas peur (d’élections)«, a-t-il souligné.
La zone euro a exprimé vendredi »ses inquiétudes sur les progrès limités dans les discussions avec la Grèce” concernant le versement de la dernière tranche de 7,2 milliards d’euros des prêts au pays, à l’issue d’une réunion des ministres des Finances (Eurogroupe).
(afp)




