France: Ils gardaient un véritable arsenal de guerre chez eux

 

Une centaine d’armes de guerre et des milliers d’explosifs et de munitions ont été découverts chez deux Français, qui ont affirmé être des collectionneurs passionnés, selon les autorités. Celles-ci excluent, à ce stade, un lien avec une activité terroriste.

Les deux hommes, dont l’identité n’a pas été révélée, sont poursuivis pour détention et acquisition d’armes illicites en bande organisée. Ils risquent 10 ans de prison et des amendes.

Lundi, la douane française a découvert dans une maison de Beaurains-les-Noyons, dans le nord du pays, un véritable arsenal de guerre: «Trente armes (ndlr: dont des Famas, Kalachnikov, Uzi), 58’864 munitions, 190 g d’explosifs, 32 détonateurs, une grenade offensive, 1 kg de poudre noire, 500 g de poudre explosive, 22’000 parties de munitions», selon une énumération rendue publique par le procureur chargé du dossier, Stéphane Hardouin.

Des vols à main armée à l’actif de l’un d’eux

Le propriétaire de la maison est un préparateur en chimie d’une cinquantaine d’années connu pour des faits de vols à main armée à la fin des années 1980, selon une source proche de l’enquête. Arrêté, il a donné mercredi le nom et l’adresse de son fournisseur, un employé communal, divorcé, la cinquantaine, connu de son côté pour des violences conjugales.

Dans la maison de ce dernier, la police a alors mis la main sur une «collection» encore plus conséquente: 74 armes de poing et 11 armes d’épaule, plusieurs dizaines de milliers de cartouches de divers calibres, deux grenades offensives quadrillées américaines, un obus anti-char, tout cela en parfait état de fonctionnement. Une équipe de déminage a dû être envoyée sur place.

Ils se disent collectionneurs

Les deux hommes ont dit s’être fournis dans des bourses aux armes dans le nord de la France et en Belgique, selon la police.

«Ils ont un discours qui est de dire: «Je suis amateur d’armes, je suis collectionneur passionné.» Et un autre argumentaire, récurrent chez ce genre de personnages, qui est de dire: «Je fais du survivalisme (ndlr: pratique de survie en autonomie dans la nature)», a expliqué la source proche de l’enquête.

(afp)