La crise au Front national est profonde. Après la rupture entre le père et la fille, c’est maintenant entre le grand-père et la petite-fille que le torchon brûle. Dans une interview accordée au journal français «Le Figaro», Marion Maréchal-Le Pen a déclaré être «dans une situation personnelle délicate».
Poussé vers la sortie lundi par Marine Le Pen, le leader historique de l’extrême droite française, Jean-Marie Le Pen, s’est dit prêt mardi à riposter. «Félonie», «trahison», a immédiatement tonné le vieux tribun, en souhaitant que sa fille, 46 ans, se marie pour qu’elle n’utilise plus son nom. «Cette outrance montre qu’il n’y avait pas d’autre solution» que de le suspendre, a réagi mardi Marine Le Pen.
Dans sa diatribe, Jean-Marie Le Pen a même ajouté ne pas souhaiter que sa fille remporte la présidentielle de 2017. «Si de tels principes moraux devaient présider à l’Etat français, ce serait scandaleux», a-t-il lancé, en se déclarant prêt à se battre «par tous les moyens».
Une candidature sous la loupe
Une famille en pleine rupture, c’est la petite-fille de Jean-Marie Le Pen, Marion, qui se trouve obligée de se positionner. Malgré qu’elle soit désignée comme proche de la ligne de son grand-père, elle a tout de même dû se prononcer en faveur de la motion l’excluant du parti.
La jeune politicienne a également demandé un temps de réflexion concernant sa possible candidature aux régionales dans la région PACA (sud de la France). Elle avait été catapultée en lieu et place de Jean-Marie Le Pen à la suite des déclarations houleuses de ce dernier.
Un proche de Marion Maréchal-Le Pen a expliqué ce matin à la radio RTL qu’elle «se trouve dans une situation ingérable, tributaire des conneries de Jean-Marie Le Pen. C’est une bombe nucléaire qui peut lui exploser dans les mains à tout moment».
(20 minutes/afp)




