Dimanche 26 avril, 9 heures. Un Challenger CL 604 décolle de Zurich-Kloten. L’appareil, équipé pour les rapatriements d’urgence, se pose à Katmandou dix heures plus tard. Il y débarque l’équipe du Corps suisse d’aide humanitaire et son matériel, envoyés au secours des victimes du tremblement de terre qui a frappé le Népal la veille. Le jet reprend ensuite le chemin du bercail, sans ramener avec lui le moindre passager.
«Quand nous avons appris que six secouristes étaient arrivés avec un avion de la Rega et que l’appareil était reparti vide, certains ont demandé pourquoi la Suisse ne faisait rien pour nous rapatrier», s’est étonnée une touriste vaudoise, qui a depuis regagné la Suisse, dans le quotidien «24 heures».
Olivier Rappaz, porte-parole de la Rega, a les réponses. «Nous disposions de trente minutes sur l’aéroport népalais pour décharger le matériel, déposer les personnes et repartir», explique-t-il. Les autorités, craignant des répliques, ne souhaitaient pas que le Challenger s’éternise. L’aéroport a d’ailleurs été fermé par moments à cause de ces répliques. «En outre, nous n’avons reçu aucune demande de rapatriement en Suisse pour un transport médicalisé. Notre mission n’est pas de ramener des touristes inquiets, mais de rapatrier des blessés», précise le porte-parole. «L’appareil, modulable, est normalement équipé pour rapatrier jusqu’à quatre personnes en position couchée, en raison de leur état. Mais il avait été aménagé différemment pour cette mission», détaille enfin Olivier Rappaz.




