Jean-Yves Le Drian pour la France, Ursula von der Leyen pour l’Allemagne, Tomasz Siemoniak pour la Pologne et Pedro Morenés pour l’Espagne étaient réunis à Lorient pour le 70e anniversaire de la libération de la ville, le 10 mai 1945, deux jours après la capitulation du Reich.
Après une série de naufrages dramatiques de migrants, ils se sont surtout penchés sur les propositions que le chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, doit présenter lundi au Conseil de sécurité des Nations unies en vue d’une action militaire contre les passeurs, au départ notamment de Libye.
«Il faut d’abord échanger le renseignement pour localiser les passeurs et leurs moyens de transport», a résumé M. Le Drian. «Après, il faut une action coercitive et elle ne peut avoir lieu que s’il y a un mandat de l’ONU qui est en cours de discussion», a-t-il ajouté.
Interception et destruction
Réunis dans l’urgence le 24 avril, les chefs d’État et de gouvernement européens ont décidé de demander l’aval de l’ONU pour mener des actions militaires contre les passeurs de clandestins en Libye.
L’UE envisage d’intercepter et de détruire les bateaux utilisés par les passeurs pour tracter jusqu’en haute mer des embarcations chargées de migrants, laissées ensuite à la dérive. Cette solution se heurte toutefois au droit international, qui lui interdit de se rendre dans les eaux territoriales libyennes ou d’arrêter un navire battant pavillon, sans mandat international.
En attendant ce feu vert de l’ONU, qui risque de se heurter à des objections de la Russie, les Européens pourraient agir contre les navires qui ne battent aucun pavillon.
(ats)




