Mali: Militaires tués dans une embuscade de la rébellion

 

La signature d’un accord de paix, prévue le 15 mai, semble de plus en plus compromise.

Le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), Mongi Hamdi, a condamné dans un communiqué l’attaque de Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion) contre l’armée malienne, sans fournir de bilan. Le responsable a souligné qu’elle compromettait encore davantage «la signature d’un accord de paix le 15 mai».

Le ministère de la Défense a annoncé dans un communiqué que neuf militaires avaient péri et quatorze autres avaient été blessés. L’embuscade a été «tendue par des éléments de la CMA» à une mission de ravitaillement en provenance de Goundam près de la localité de Tin Telout.

Le responsable d’une ONG de Tombouctou avait auparavant fait état de «huit militaires tués et plusieurs blessés». «Deux véhicules de l’armée malienne ont été brûlés», alors que les «rebelles ont perdu un véhicule», a précisé cette source sous le couvert de l’anonymat, soulignant que les assaillants étaient repartis avec leurs éventuels blessés ou pertes.

Minutieusement préparée

Une source militaire au sein de la mission de l’ONU à Tombouctou, a affirmé que les rebelles, à bord de quatre véhicules, attendaient les militaires maliens qui devaient assurer la relève, précisant qu’il s’agissait d’une «embuscade minutieusement préparée».

Tôt dans la journée, un responsable de la CMA avait affirmé que des rebelles de la Coordination avaient «tendu une embuscade aux militaires maliens», et que «le bilan n’était pas encore connu». Ce responsable était injoignable lundi après-midi.

«Légitime défense»

Des représentants de la CMA avaient fait part le 26 avril au chef de la Minusma de leur intention de parapher l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, comme l’a fait le camp gouvernemental le 1er mars à Alger.

Mais à la suite de la prise le 27 avril par des groupes pro-gouvernementaux de ses positions à Ménaka, près de la frontière nigérienne, la rébellion a répliqué par une série d’attaques, avec de nombreux morts de part et d’autre. Elle a invoqué la «légitime défense» contre les forces armées maliennes «et leurs milices affiliées».

(ats)