La police a utilisé ce mercredi 13 mai des gaz lacrymogènes et des tirs de sommation pour disperser quelque 300 manifestants opposés à un troisième mandat du président burundais Pierre Nkurunziza.
Les opposants étaient rassemblés au cœur de la capitale Bujumbura. Toute la matinée, la police a tenté d’empêcher des petits groupes de manifestants de se regrouper dans le centre-ville. Depuis le début de la contestation le 26 avril, la police bloque les protestataires dans les quartiers périphériques de la capitale pour les empêcher de converger vers le centre-ville.
Sur le plan diplomatique, les chefs d’Etat d’Afrique de l’Est devaient tenter dans la journée, au cours d’un sommet extraordinaire à Dar es Salaam en Tanzanie, de trouver une solution à la crise ouverte au Burundi par la candidature du président Pierre Nkurunziza.
Les cinq présidents de la Communauté Est-africaine (EAC): Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda et Tanzanie, ont commencé d’entamer leurs travaux. Selon une source proche des négociations, un front Kenya-Tanzanie-Ouganda estimerait que les parties au Burundi «doivent s’en tenir à la décision de la Cour constitutionnelle», qui a jugé le 5 mai qu’un nouveau mandat de Pierre Nkurunziza était conforme à la Constitution.
Les adversaires d’un troisième mandat du président ont déjà rejeté l’arrêt de la Cour constitutionnelle, qu’ils jugent inféodée au pouvoir. Le vice-président de cette Cour, Sylvère Nimpagaritse, a fui le pays la veille de cet arrêt, refusant de signer une décision, selon lui, «imposée» aux juges via des pressions et des menaces.
(ats/Newsnet)




