France – Belgique: Polémique autour d’un «mur de la honte»

 

Une palissade de béton de 2,4 mètres de hauteur entre Mouscron, en Belgique, et Wattrelos, dans le Nord de la France, pourrait voir le jour. L’objectif de ce qu’on appelle déjà «le mur de la honte», protéger la commune belge des gens du voyage, qui vont s’installer dans une nouvelle aire d’accueil à quelques kilomètres de la frontière. «Nous avons demandé qu’un mur soit apposé autour du camp du côté de la frontière belge. Le but n’est pas de cacher ces gens, mais bien de mettre en place un dispositif plus sécurisant», avait rapporté samedi le bourgmestre de Mouscron, Alfred Gadenne (CDH) au site dhnet.be.

Dimanche, ce dernier était ensuite revenu sur ses propos dans la presse belge, précisant que cette initiative ne venait pas de sa commune mais bien du côté français. «La décision relevait dès son origine de la mairie de Wattrelos», a-t-il indiqué, ajoutant qu’il préférait dès lors privilégier une séparation avec des haies et des arbres.

Quant à sa légalité, là aussi, ce projet pose question. «Il est légalement impossible de défendre ce mur», explique l’avocat Georges-Henri Beauthier à lalibre.be. «Non seulement au bord d’une frontière il entrave la liberté de circulation, mais en plus il stigmatise clairement une population européenne particulière. Et même si des problèmes liés à cette présence existaient, il était possible d’y apporter des réponses dans le cadre d’un État de droit. Un tel projet témoigne de l’étouffement de nos sociétés incapables de dialoguer.»

(jd/20minutes)