Attentat déjoué en France: Sid Ahmed Ghlam avait été dénoncé par son frère

 

«Le petit frère, âgé de 9 ans, a indiqué aux services que son frère se radicalisait», a dit le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve à l’Assemblée nationale lors de son audition devant la commission d’enquête sur la surveillance des filières jihadistes. «Il a donc été procédé à l’audition» de Sid Ahmed Ghlam «par les services (…) qui n’a rien révélé», a poursuivi M. Cazeneuve. «Malgré cela les services, par delà l’entretien administratif» du suspect «ont estimé qu’il était nécessaire de procéder à un suivi téléphonique de Sid Ahmed Ghlam», a-t-il ajouté.

Ce «suivi» n’a «rien révélé», il «n’a pas été constaté qu’il était en relation avec des individus connus de nos services» et «susceptibles de contribuer à la commission d’un attentat». Dans cette affaire, a aussi dit le ministre, «comme dans d’autres, les moyens technologiques utilisés (..) sont de plus en plus sophistiqués».

Connu des services de renseignement

«Tous les jours les services de renseignement procèdent au démantèlement de filières de recrutement» ou «terroristes préparant des actes d’attentats» pour «assurer la sécurité de nos ressortissants (…) sans bruit et avec efficacité», a-t-il déclaré devant les députés de la commission. Sid Ahmed Ghlam a été mis en examen le 24 avril et écroué pour un projet d’attentat au nom de l’islam contre au moins une église et pour l’assassinat d’une femme à Villejuif (Val-de-Marne).

Il avait exprimé sur Facebook son envie de partir en Syrie pour y mener le jihad, avait rapporté une source policière peu après la tentative d’attentat déjouée. Il était connu des services de renseignement et faisait l’objet d’une «fiche S» de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui implique une surveillance discrète au nom de la sûreté de l’État. Plusieurs membres de son entourage semblent aussi avoir basculé dans l’islam radical. Mais les «vérifications sur l’environnement» de l’étudiant réalisées en 2014 et 2015 n’ont pas révélé d’éléments justifiant une enquête judiciaire, avait assuré le gouvernement.

(afp)