Après Ebola, l’OMS adopte un vaste plan de réformes

 

L’OMS s’est dotée d’un plan de réformes, avec un fonds spécial de 100 millions de dollars et des personnels dédiés aux urgences, à la suite des critiques concernant sa mauvaise gestion de l’épidémie Ebola, qui a fait 11’132 morts selon un bilan publié mardi 26 mai.

Les Etats membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), réunis en assemblée générale depuis le 18 mai à Genève, ont donné samedi leur feu vert à un vaste plan de réformes proposé par la directrice de l’organisation, le Docteur Margaret Chan.

Ces réformes permettront à l’OMS «de réagir rapidement, avec souplesse et efficacité aux urgences et aux épidémies», a indiqué l’organisation.

Groupe formé pour les urgences

Ce plan met notamment sur pied au sein de l’OMS un groupe de personnels dédiés aux urgences.

Il prévoit aussi la création d’un fonds de réserve de 100 millions de dollars pour financer des opérations d’urgence pour une période pouvant aller jusqu’à trois mois. Ce fonds, financé par des contributions volontaires des Etats, sera placé sous l’autorité du directeur général de l’OMS. Il fera l’objet d’une évaluation dans deux ans.

L’épidémie en Afrique de l’Ouest, la plus grave depuis l’identification du virus en Afrique centrale en 1976, était partie en décembre 2013 du sud de la Guinée. L’OMS a déclaré une urgence de santé publique mondiale provoquée par Ebola seulement le 8 août 2014.

Plus de 11’000 morts

La fièvre hémorragique Ebola a contaminé près de 27’000 personnes et fait 11’132 morts, a indiqué mardi le Dr Bruce Aylward, directeur général adjoint de l’OMS, en conférence de presse.

La Guinée et la Sierra Leone continuent de lutter pour être déclarées «exemptes» du virus – comme leur voisin, le Liberia, le 9 mai. Selon le Docteur Aylward, 12 nouveaux cas ont été enregistrés dans ces deux pays la semaine dernière (dont 9 en Guinée), contre 36 la semaine précédente.

Mais l’épidémie est loin d’être achevée, a-t-il averti, soulignant que «la route pour atteindre zéro cas d’Ebola serait cahoteuse», notamment en raison du manque de fonds (il manque 100 millions de dollars) et de l’arrivée de la saison des pluies.

Les fortes pluies qui affectent la région entre avril et septembre vont compliquer la logistique des organisations humanitaires. Elles vont aussi multiplier le nombre de personnes atteintes d’autres maladies qu’Ebola, rendant plus difficile la tâche des médecins.

(afp/Newsnet)