La Corée du Sud a annoncé mardi qu’elle avait saisi le Conseil de sécurité de l’ONU. Cette mesure est intervenue après le tir d’essai par la Corée du Nord d’un missile balistique MSBS, en infraction aux sanctions internationales.
Malgré les sérieux doutes de la communauté internationale sur la validité scientifique de ce tir, Séoul souhaite une enquête des Nations Unies.
«Nous avons envoyé un courrier au comité de sanctions des Nations Unies» dépendant du Conseil de sécurité, a souligné le porte-parole de la diplomatie sud-coréenne, Noh Kwang-il.
Tir auparavant
Les multiples sanctions infligées ces dernières années par le Conseil de sécurité au régime nord-coréen lui font notamment interdiction de poursuivre son programme balistique.
Mais Pyongyang a annoncé en l’espace de deux semaines avoir procédé à ce tir d’essai d’un missile balistique depuis un sous-marin (MSBS) et être capable de lancer des têtes atomiques miniaturisées à partir de fusées de haute précision.
Selon l’agence officielle nord-coréenne KCNA, le numéro un du régime, Kim Jong-un, a félicité les scientifiques et techniciens qui ont travaillé sur le programme MSBS, évoquant un «événement historique».
Avertissement récent lancé par Kerry
Le régime nord-coréen a déjà procédé à trois essais nucléaires destinés à réduire la taille des charges atomiques. S’il parvenait à mettre des ogives nucléaires sur des missiles et à embarquer ceux-ci sur des sous-marins, la menace qu’il constitue serait considérablement accrue.
Les spécialistes restent toutefois réservés, tant au sujet des ogives nucléaires que des missiles MSBS. Ils font valoir sur les MSBS que les photos diffusées par le Nord semblent avoir été manipulées sur ordinateur. Par ailleurs, le missile n’aurait pas été tiré d’un sous-marin mais d’une plate-forme fixe.
Le secrétaire d’Etat américain John Kerry avait, lui, estimé à la mi-mai à Séoul que le tir de MSBS pourrait valoir de nouvelles sanctions à la Corée du Nord.
(ats/Newsnet)




