L’homme a été tué devant une pharmacie de Boston après avoir refusé d’obtempérer à plusieurs injonctions de lâcher son couteau de type poignard militaire, a rapporté le commissaire de police de la ville.
Il était recherché par les autorités fédérales pour des «informations relatives au terrorisme», a indiqué le commissaire, refusant toutefois de confirmer des informations selon lesquelles le jeune homme aurait été radicalisé en Syrie. «Nous pensons que c’était une menace», a-t-il déclaré. «Nous le surveillions depuis longtemps».
Selon le commissaire, les policiers l’ont approché mardi pour l’interroger et non pour l’arrêter. Ils n’avaient pas de mandat d’arrêt, mais une vidéo montre le suspect «s’approchant» alors que les policiers s’en allaient: «Leurs vies étaient en danger quand les deux agents ont tiré», a poursuivi le chef de la police de Boston.
L’homme a été abattu de deux balles, l’une au torse et l’autre à l’abdomen, a-t-il précisé. Mais le frère du suspect, imam et éducateur islamique, a expliqué que son jeune frère avait été touché par trois balles dans le dos alors qu’il attendait le bus pour se rendre au travail.
D’après les médias américains, le jeune homme était originaire du Moyen-Orient, sans plus de précision. Son grand frère est diplômé de l’université de Médine en Arabie saoudite.
Un agent spécial du FBI à Boston a affirmé que le suspect était sous surveillance permanente des polices de Boston, du Massachusetts et de la force de coalition antiterroriste. «Nous le considérions comme armé et dangereux», a-t-il déclaré.
Il s’est refusé à préciser «quels étaient ses plans» ou à confirmer une éventuelle enquête terroriste, mais il a écarté tout danger pour la sécurité publique.
(ats)



