La Suisse pourrait siéger au Conseil de sécurité de l’ONU sans que cela pose des problèmes pour sa neutralité. Le Conseil fédéral en est convaincu. Il l’a affirmé vendredi dans un rapport remis au Parlement.
Le 12 janvier 2011, le gouvernement a décidé de déposer la candidature de la Suisse à un siège non permanent au Conseil de sécurité pour la période 2023-2024. Le National a toutefois voulu savoir si cela ne posait pas des problèmes pour un Etat neutre.
Pas de problème
Après une «analyse minutieuse», le gouvernement estime que la Suisse pourra continuer à exercer pleinement sa neutralité. Celle-ci n«est pas une fin en soi, mais un instrument de la politique étrangère et de sécurité, note-t-il.
Selon lui, la Suisse poursuit les mêmes objectifs que l’ONU, à savoir promouvoir la paix et la sécurité. D«autres Etats neutres ont d’ailleurs siégé au Conseil de sécurité sans que cela pose des problèmes d’incompatibilité. En cas d’obtention d’un siège, Berne conserverait sa liberté d’action et continuerait de fixer souverainement ses positions en matière de politique extérieure.
Que des avantages
La Suisse ne serait pas contrainte de respecter d’autres engagements allant au-delà de ceux qu’elle a déjà pris. En revanche, beaucoup d’opportunités s’offriraient à elle. Elle disposerait d’une plate-forme supplémentaire pour assumer son rôle de «bâtisseuse de ponts impartiale».
Vu qu«elle mène une politique étrangère indépendante, la Suisse pourrait notamment oeuvrer davantage en faveur de la paix, de la sécurité et d’un ordre international juste, ainsi que promouvoir ses intérêts et ses valeurs. Elle pourrait mieux accéder à des Etats importants, tisser des réseaux et faire valoir ses préoccupations dans les travaux de l’ONU.
Le gouvernement se félicite par ailleurs de l’expérience à la présidence de l’OSCE. Celle-ci a montré qu’un tel engagement renforce la crédibilité de sa politique étrangère et apporte la preuve de la compétence et la fiabilité de sa diplomatie.
(ats)



