Cette conquête est une victoire importante à la veille de l’ouverture à Genève de pourparlers de paix sous l’égide de l’ONU. Ces discussions visent à mettre un terme au conflit qui dure depuis deux mois et a tué près de 2600 personnes, et d’éviter une partition permanente du pays. Peu d’éléments laissent espérer qu’elles mènent à une fin rapide des hostilités.
Le président yéménite Abd-Rabbou Mansour Hadi est exilé en Arabie saoudite depuis le déclenchement de l’offensive aérienne saoudienne, le 26 mars. Il estime que les discussions doivent avant tout porter sur la résolution 2216 du Conseil de sécurité des Nations unies. Le texte appelle les combattants chiites houthis à quitter les principales villes du pays et à reconnaître l’autorité du chef de l’Etat.
Alliés aux soldats restés fidèles à l’ancien président Ali Abdallah Saleh, les Houthis contrôlent de vastes parties du pays, dont la capitale Sanaa, tombée entre leurs mains en septembre.
Houthis prévus à Genève
Samedi, les avions de la coalition conduite par l’Arabie saoudite ont mené de nouvelles frappes sur les positions des rebelles chiites Houthis au Yémen.
Après 48 heures d’incertitudes, une délégation de rebelles yéménites a quitté Sanaa dimanche pour Genève.
La délégation intègre cinq représentants, notamment des rebelles chiites Houthis et leurs alliés du parti de l’ex-président Ali Abdallah Saleh, a indiqué une source proche des Houthis, précisant que deux autres délégués se rendaient en Suisse depuis le sultanat d’Oman.
L’ONU avait plus tôt confirmé que des pourparlers sur le Yémen s’ouvriraient lundi matin en présence du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.
(ats/Newsnet)



