Réunis jeudi à Katmandou, les donateurs internationaux ont promis une aide de 4,4 milliards de dollars pour la reconstruction du Népal, ravagé par le violent séisme du 25 avril dernier et la puissante réplique du 12 mai qui ont causé la mort de plus de 8800 personnes et détruit un demi-million d’habitations.
L’Inde et la Chine, les deux grands rivaux de la région, ont respectivement promis un milliard et 483 millions de dollars, en cash ou sous forme d’aide matérielle. New Delhi et Pékin se livrent depuis toujours une lutte d’influence au Népal et se sont fortement impliqués dans l’assistance aux victimes après la catastrophe.
La moitié des besoins
La Banque mondiale avait promis dès mardi 500 millions de dollars tandis que la Banque asiatique de développement (BAD) s’est engagée à hauteur de 600 millions, le Japon 260 millions, les Etats-Unis 130 et l’Union européenne 100.
Ces engagements portent ainsi à quelque 3 milliards de dollars l’aide promise au Népal – l’un des pays les plus pauvres du monde – mais ne devraient couvrir que la moitié des besoins, selon les autorités de Katmandou.
Une personne sur 10 se retrouve sans toit depuis le séisme. La fragile économie a été durement touchée par la catastrophe, la croissance annuelle étant désormais attendue à 3% seulement, son rythme le plus faible depuis huit ans.
Eviter la corruption
Tirant la leçon de l’après séisme de 2010 en Haïti, qui avait vu la corruption et l’instabilité politique retarder voire annuler le versement des sommes promises pour la reconstruction, le premier ministre népalais Sushil Koirala a promis une “tolérance zéro contre la corruption”. “En toute bonne foi, je vous assure que nous mettrons tout en oeuvre pour que l’aide atteigne ses bénéficiaires car nous sommes redevables devant nos citoyens”, a-t-il dit en ouverture de cette conférence.
Générosité suisse
«Avec plus de 30 millions, la collecte pour le Népal est la huitième plus grande collecte de l’histoire de la Chaîne du Bonheur, commente sa porte-parole Daniela Toupane. Comme c’est souvent le cas lors de catastrophes naturelles, les Suisses se sont montrés très généreux et solidaires. Ils arrivent en tête des pays les plus généreux. A noter que ce qui manquait par rapport à d’autres crises étaient des grands dons d’entreprises avec certaines exceptions louables comme la Fondation Sandoz, Swisscom, Victorinox et quelques autres.»
«L’argent permettra après la phase d’urgence de soutenir des projets de reconstruction, de relance économiques et sociaux», explique encore Daniela Toupane. « Les ONG soutenues par la Chaîne du Bonheur pourront faire un travail concret concentré dans une région du district de Sindhupalchok où travaillent Helvetas, Caritas, Solidar Suisse et d’autres.
(TDG)



