Ancien chef d’état-major et souvent présenté comme le numéro deux du régime, le général Adolphe Nshimirimana a été victime d’une attaque contre sa voiture en début de matinée dans la capitale burundaise, ont indiqué à l’AFP des témoins.
Selon eux, son véhicule a été touché par deux roquettes, puis arrosé à l’arme automatique. La police a fait état de sept arrestations, sans autre précision.
Journaliste roué de coups
A la suite de cet assassinat, le journaliste burundais, et correspondant de l’AFP dans ce pays, Esdras Ndikumana, a été arrêté par les forces de sécurité gouvernementales et roué de coups.
Esdras Ndikumana, qui collabore également avec la radio française RFI, prenait des photos sur les lieux de l’attaque quand il a été arrêté par des membres du Service national de renseignement (SNR). Retenu deux heures dans leurs locaux, il dit avoir été violemment frappé au dos, aux jambes et sur les plantes des pieds, avant d’être relâché et hospitalisé.
Contestation
Le mouvement de contestation contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, élu en 2005 et 2010, est né fin avril après l’annonce de sa candidature, en violation, selon ses adversaires, de la Constitution et de l’Accord d’Arusha qui avait mis fin à la guerre civile.
Les violences qui ont émaillé ces trois derniers mois ont fait une centaine de morts et poussé quelque 170’000 personnes, selon l’ONU, à fuir dans les pays voisins. Après avoir déjoué mi-mai une tentative de coup d’État, les autorités burundaises ont brutalement réprimé les manifestations, empêchant tout nouveau rassemblement. (afp/Newsnet)



