Le nouveau foyer d’accueil a été construit à Votanikos sur un terrain vague excentré du centre-ville. Il est composé de 90 mobil-homes avec toilettes, douches et air conditionné et peut accueillir entre 600 et 700 personnes.
La structure est gérée par le ministère de l’Immigration, mais la mairie d’Athènes s’occupe de fournir trois fois par jour des plateaux-repas. Le Centre de contrôle et de prévention des maladies a par ailleurs dépêché sur place plusieurs médecins.
Près d’une trentaine de migrants, essentiellement afghans et pakistanais, continuent cependant de camper dans le parc «Pedio Tou Areos», dans le centre d’Athènes.
Les îles proches de la Turquie sont débordées actuellement par les arrivées de migrants qui viennent ensuite à Athènes avant de reprendre la route vers le coeur de l’Europe.
Croissance régulière des arrivées
La majorité des migrants ne souhaitent pas rester en Grèce. Ils craignent d’être obligés de faire leur demande d’asile en Grèce s’ils sont transférés dans ce camp où ils sont enregistrés sur les fichiers de l’agence européenne Frontex.
L’ensemble des îles de l’est de la mer Egée ont enregistré depuis le début de l’année une croissance régulière des arrivées: de 1700 personnes en janvier à 31’000 en juin puis 50’000 en juillet, selon les chiffres du bureau du Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU (HCR) à Athènes.
Le HCR avait dénoncé fin juillet le «manque de coordination, de responsabilité et d’organisation» dans l’accueil des réfugiés qui transitent par la Grèce.«Il n’est pas normal qu’après six ans de financements européens, le pays ne dispose que de 1100 places d’hébergement» pour les demandeurs d’asile, avait déploré Vincent Cochetel, directeur pour l’Europe du HCR. (ats/Newsnet)



