L’attentat commis ce lundi 17 août 2015 dans le centre de Bangkok a fait 27 morts, dont quatre ressortissants étrangers, selon un nouveau bilan diffusé par des médias thaïlandais. La bombe, arrimée sur une moto, a explosé au temple hindou d’Erawan, dans un quartier du centre de la capitale fréquenté par les touristes.
Toujours selon les médias thaïlandais, la plupart des blessés sont des touristes venus de Chine et de Taïwan. L’attentat n’a pas été revendiqué pour l’instant.
Le ministre thaïlandais de la Défense a estimé que les auteurs de l’attentat à la bombe «visaient les étrangers» pour porter atteinte au tourisme et à l’économie. «C’était une bombe de TNT, a aussi déclaré le ministre, Prawit Wongsuwong. L’engin a explosé près d’un sanctuaire et d’un centre commercial, sur un grand carrefour très fréquenté de la ville.
Cratère de deux mètres
Les alentours du sanctuaire ont été bouclés et la police a repoussé les passants qui s’étaient rassemblés. Les forces de sécurité sont à la recherche d’autres engins explosifs. Un colis suspect a été découvert.
«Il y avait des corps partout, certains déchiquetés», a témoigné Marko Cunningham, un ambulancier néo-zélandais travaillant à Bangkok. Il a ajouté que l’explosion avait creusé un cratère de deux mètres de diamètre au sol et que des passants avaient été blessés alors qu’ils se trouvaient à plusieurs centaines de mètres.
«Les coupables avaient l’intention de détruire notre économie et le tourisme, l’attaque s’est produite au coeur du quartier touristique de Bangkok», a déclaré le ministre de la Défense, Prawit Wongsuwan.
Insurrection islamiste
Le gouvernement va activer une cellule de crise, a rapporté la chaîne de télévision Nation citant le premier ministre, Prayuth Chan-ocha. La Thaïlande est confrontée à une insurrection islamiste qui opère essentiellement dans le sud.
Plus de 6500 personnes, des civils pour la plupart, sont mortes dans ces violences depuis 2004, mais les insurgés frappent rarement hors des provinces du Sud, frontalières de la Malaisie. Le pays, dirigé par l’armée depuis mai 2014, est aussi en proie, depuis une dizaine d’années, à de violentes attaques entre factions politiques rivales.
Plusieurs explosions se sont produites ces derniers temps à Bangkok, en lien avec les violences politiques. En février, dans le même quartier, deux petites bombes artisanales ont explosé devant un centre commercial, ne faisant que des dégâts mineurs.
(ats/Newsnet)



