Turquie: Deux policiers et sept membres du groupe EI tués

Deux policiers turcs et sept djihadistes de l’EI ont été tués lundi dans une fusillade lors de perquisitions à Diyarbakir, ville majoritairement kurde du sud-est de la Turquie, a indiqué Ankara. Cinq policiers ont été blessés et 12 activistes capturés. C’est la première fois qu’un échange de tirs entre les forces turques et le mouvement islamiste se produit en ville. Les précédentes confrontations avaient eu lieu à la frontière syrienne.

Selon Numan Kurtulmus, porte-parole du gouvernement, «une importante cellule de l’Etat islamique a été démantelée. (…) Des recherches pour identifier (les activistes) et découvrir leurs connexions dans d’autres villes sont encore en cours».

Les forces de l’ordre multiplient les opérations contre l’Etat islamique depuis le double attentat-suicide qui a fait une centaine de morts à Ankara le 10 octobre. Outre le mouvement djihadiste, le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en cause jeudi les séparatistes kurdes et la police secrète syrienne.

Erdogan appelle à ne pas soutenir le HDP

Le violent accrochage de lundi intervient à six jours d’élections législatives anticipées sous haute tension, sur fond de reprise des affrontements entre les forces de sécurité turques et les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Ces élections sont cruciales pour le parti du président Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 13 ans, qui espère retrouver la majorité gouvernementale qu’il a perdue lors des élections du 7 juin au profit du Parti démocratique des peuples (HDP, pro kurde).

Recep Tayyip Erdogan a appelé lundi dans ce contexte la minorité kurde du pays à ne pas soutenir le HDP lors des législatives, l’accusant d’être le complice des rebelles kurdes. (ats/nxp)