Neuf salariés d’une moyenne surface de Penvénan (F), en Bretagne, ont été séquestrés samedi matin pendant près de quatre heures par des malfaiteurs avant d’être libérés sains et saufs par les gendarmes, a-t-on appris auprès de ces derniers.
Au nombre de «deux ou trois», les malfaiteurs, «très probablement armés», n’avaient toujours pas été interpellés en fin de journée, malgré l’important dispositif de recherches et les nombreux barrages routiers déployés dans le secteur, a déclaré à l’AFP le colonel Philippe Leclerq, commandant du groupement de gendarmerie des Côtes d’Armor.
Les malfaiteurs ont agi aux alentours de 6h, au moment où les premiers salariés arrivaient au travail. Neuf d’entre eux ont été enfermés dans un local administratif. Un dixième employé, arrivé une demi-heure plus tard, a compris la situation et a pu faire demi-tour pour aller donner l’alerte, selon le récit des forces de l’ordre. Un «dispositif de bouclage» a alors été mis en place autour du site.
Aux environs de 9h, «un contact verbal» a enfin été établi avec les personnes «enfermées dans cette pièce et pas au contact des malfaiteurs». A l’aide d’une scie circulaire, des techniciens ont ensuite scié les barreaux de la fenêtre du local où se trouvaient les employés qui ont pu ainsi «être extraits» de la pièce. Voleurs en fuite
Vers 10h, les gendarmes sont entrés dans le magasin mais ils «n’ont trouvé personne». «On imagine que les malfaiteurs ont peut-être essayé de trouver la salle du coffre» ou qu’ils sont partis sans aller au bout de leur plan, en apercevant la présence des gendarmes, a estimé le colonel Leclercq. Aucun coup de feu n’a été tiré de part et d’autre et l’éventuel préjudice financier n’avait pu encore être établi samedi soir, a-t-il précisé.
Très choqués, les salariés ont été pris en charge par une cellule psychologique. Du fait de leur état, les auditions en étaient à leur tout début samedi soir, a indiqué le commandant du groupement.
Une enquête a été ouverte pour «tentative de vol avec armes et séquestrations», a indiqué à l’AFP le parquet de Saint-Brieuc.
(afp/nxp)



