Côte d’Ivoire: Un quartier d’Occidentaux assailli par des terroristes

Il pourrait s’agir d’une tentative de prise d’otages dans l’hôtel d’une station balnéaire ivoirienne fréquentée par de nombreux Occidentaux, à en croire la télévision ivoirienne.

La plage victime de l’assaut terroriste est en train d’être évacuée.

Des assaillants lourdement armés ont attaqué un hôtel de la station balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam, fréquentée par les Occidentaux et située à une quarantaine de kilomètres à l’est d’Abidjan, ont déclaré des témoins à l’AFP, sans préciser les motifs de l’attaque. Ces assaillants «puissamment armés et portant des cagoules ont tiré sur les occupants de L’Etoile du sud, un grand hôtel pris d’assaut par les expatriés en cette période de canicule,» a expliqué un témoin joint par l’AFP.

Un témoin évoque des coups de feu venant de la plage à proximité des nombreux hôtels du secteur. Aucun bilan n’est disponible pour le moment mais une jeune femme présente sur place a posté différents témoignages visuels sur son compte Facebook.

Cette attaque a fait des victimes, a affirmé à l’AFP un autre témoin, sans pouvoir préciser leur nombre ni l’identité des auteurs des coups de feu.

«Nous avons été surpris par les tirs et nous sommes maintenant cloitrés chez nous», a-t-il dit.

Ville historique et ancienne capitale de la Côte d’Ivoire sur la côte du Golfe de Guinée, Grand-Bassam abrite plusieurs hôtels fréquentés par une clientèle d’expatriés.

Plusieurs centaines de gens attendaient à l’entrée du quartier France, qui marque l’entrée de la vieille ville, séparée de la partie moderne par un pont. Une dizaine d’ambulances étaient également stationnées. Un journaliste de l’AFP a vu une dizaine de personnes, dont une occidentale blessée, évacués dans un camion militaire.

Des véhicules militaires, transportant des mitrailleuses lourdes, et des chasseurs traditionnels dozo armés se dirigeaient également vers le lieu de la fusillade.

Un témoin sur place a photographié du matériel qui semble avoir été laissé là par les assaillants.

(afp/nxp)