Corée du Nord: Un général «exécuté» finalement bien en vie

Les services de renseignement sud-coréens avaient laissé entendre que Ri Yong-gil, ancien chef d’état-major de l’Armée du peuple coréen, avait été exécuté en février car il était soupçonné de corruption et d’avoir constitué une faction politique.

Ces informations n’avaient jamais été confirmées par Pyongyang mais la Corée du Nord avait alors nommé un nouveau chef d’état-major, Ri Myong-su. Cette nomination survenait à un moment de fortes tensions sur la péninsule, après le quatrième essai nucléaire nord-coréen de janvier suivi en février par un tir de fusée.

Cependant, le nom de Ri Yong-gil figure sur une liste de membres nouvellement élus du comité central du Parti des travailleurs de Corée, en tant que membre suppléant du politburo et membre de la commission militaire centrale. Les annonces de purges, d’exécutions et de disparitions, –certaines étant confirmées, d’autres non–, sont fréquentes depuis l’arrivée au pouvoir de Kim Jong-un à la mort de son père Kim Jong-il en décembre 2011.

Tandis que le jeune dirigeant cherchait à affirmer son pouvoir, un grand nombre de hauts responsables, en particulier des cadres de l’armée, avaient été démis de leurs fonctions. Le cas le plus retentissent fut l’exécution en décembre 2013 de l’oncle influent de Kim Jong-un, Jang Song-thaek, accusé de trahison et de corruption. (afp/nxp)