«Donald Trump ne sera pas élu», selon Clooney

«Money Monster», quatrième long-métrage de Jodie Foster et projeté jeudi à Cannes, est une charge cinglante contre les médias et la finance. Le film est porté par deux superstars, George Clooney et Julia Roberts.

«Le personnage de Kyle (l’un des héros du film) représente la rage qui existe aujourd’hui contre notre système, notre politique, la finance», a déclaré Jodie Foster après la projection de son film, hors compétition à Cannes. «Le système financier est devenu compliqué mais en réalité il a été rendu compliqué par ceux qui ont créé les règles pour pouvoir en bénéficier», a ajouté la réalisatrice, entourée par l’équipe du film.

George Clooney et Julia Roberts étaient attendus en soirée sur les marches où ils devraient susciter une des cohues dont Cannes a le secret. Thriller rythmé, «Money Monster» raconte l’histoire de Lee Gates (George Clooney), un animateur de télévision sans scrupules que sa très populaire émission consacrée à l’économie et la finance, «Money Monster», a transformé en gourou de Wall Street.

Les choses tournent mal quand Kyle Budwell (Jack O’Connell), un spectateur furieux d’avoir perdu ses économies en suivant les conseils de Gates, décide de le prendre en otage en direct pendant son émission, sous les yeux de millions de téléspectateurs et de sa productrice Patty Fenn (Julia Roberts).

«Pas de président Trump»

«Je voulais que le film soit à la fois un thriller sous tension avec des stars et aussi une histoire sophistiquée, intelligente qui demande aux spectateurs de faire un effort», a déclaré dans un français parfait Jodie Foster, toute de blanc vêtue.

Très crédible en présentateur sans scrupules, George Clooney a rappelé qu’il avait grandi dans le monde des médias, son père ayant été «un présentateur pendant 45 ans». «J’ai vu le changement (…). Ce ne sont plus des infos aujourd’hui, c’est du divertissement, du spectacle», a déploré l’acteur.

Interrogé sur l’élection présidentielle américaine, l’acteur a prédit qu’il n’y aurait «pas de président Donald Trump», attribuant notamment la popularité du candidat républicain aux médias qui «n’ont pas posé les bonnes questions». «Avoir une chaîne d’information 24 heures sur 24, ça ne veut pas dire que vous avez plus d’informations. Si on donne la parole à Donald Trump, on peut aussi lui poser des questions sur les réfugiés», a-t-il expliqué.

(afp/nxp)