Le quotidien a été mis sous tutelle en mars par le pouvoir, dans le cadre du «grand ménage» en cours après le putsch raté, a annoncé un responsable.
Les mandats visent d’anciens «dirigeants et (membres du) personnel de Zaman dont des éditorialistes», a poursuivi ce responsable en qualifiant l’ancienne version du journal de «porte-drapeau des médias favorables» au prédicateur Fethullah Gülen. Celui-ci est accusé par Ankara d’avoir ourdi le coup d’Etat manqué du 15 juillet.
Lundi déjà, 42 journalistes ont fait l’objet de mandats d’arrêt, dont un célèbre commentateur, et ancien parlementaire, Nazli Ilicak.
Ces mesures visant la presse sont les dernières en date de la reprise en main opérée par le pouvoir turc depuis le putsch raté du 15 juillet. Les autorités ont suspendu, interpellé ou placé en détention plus de 60’000 militaires, policiers, magistrats, enseignants, fonctionnaires et autres personnes dans les jours qui ont suivi l’échec du coup de force. (ats/nxp)



