La mutinerie lancée vendredi en Côte d’Ivoire par des militaires réclamant le versement de primes a fait une victime dimanche. Un homme qui avait été blessé samedi à Bouaké par une balle tirée par des mutins est décédé le lendemain à l’hôpital, selon sa famille.
Vingt autres personnes seraient blessées. Parmi elles, plusieurs citoyens qui ont aussi été atteints par les balles tirées en l’air par les soldats protestataires, qui patrouillaient durant le week-end dans cette ville du centre du pays. Les soldats ont molesté certains habitants, affirment des témoins.
Des tirs, blocages et violences de la part de soldats mutins étaient observés à Bouaké et Korhogo, une ville importante du nord du pays.
Corridors rouverts
Dimanche, des négociations avec d’anciens Commandants de zones envoyés par Abidjan, de l’ex-rébellion dont sont issus les mutins (de janvier et de ce week-end), ont permis l’amorce d’une forme de dialogue. A la suite des discussions, les soldats protestataires ont rouvert à la circulation les corridors Nord et Sud de Bouaké situés sur le principal axe routier du pays.
L’Etat-Major a assuré qu’une «opération militaire» était en cours et a «lancé un nouvel appel aux soldats indisciplinés (…) de déposer les armes». Il les a menacés de «sanctions disciplinaires les plus sévères».
Le mouvement a été lancé par des militaires exigeant le versement de primes réclamées puis promise en janvier à l’issue d’une première mutinerie. Une deuxième tranche des primes promises devait en effet leur parvenir à partir de ce mois-ci.
(nxp/ats)



