France: «Je lui bute la gueule si je le vois»

 

Durant l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle, Nicolas Dupont-Aignan avait défrayé la chronique en s’alliant avec Marine Le Pen. Cette stratégie avait valu au président de Debout la France une rafale de critiques acerbes. L’humoriste Stéphane Guillon, alors chroniqueur pour l’émission «Salut les Terriens», n’avait pas raté le politicien sur le plateau de LCI: «Il a perdu sa maman il y a deux jours, donc j’ai respecté ce moment. Je me suis dit que ma mère aurait fait la même chose si je m’étais engagé aux côtés de Marine Le Pen et si j’avais déclaré être son Premier ministre, vouloir travailler avec elle: je pense que ma mère se serait aussi laissée mourir comme Mme Dupont-Aignan».

 


 

 

Profondément blessé par cette sortie du sniper de Thierry Ardisson, Dupont-Aignan avait dénoncé des propos «insupportables» et «minables» et annoncé son intention de porter plainte. Samedi, le leader de Debout la France est revenu sur cet incident, rapporte «L’Express». «Ce qui m’a choqué dans la manière où j’ai été traité, ce n’est pas qu’on soit en désaccord avec moi, c’est normal. C’est qu’on me traite comme un chien. Comme lorsqu’on s’attaque à la mémoire de ma mère qui est morte pendant l’entre-deux-tours, c’était horrible», a déploré le politicien.

Thierry Ardisson, comprenant que son invité faisait alors allusion à Stéphane Guillon, lui a rappelé que le chroniqueur ne fait plus partie de son équipe (ndlr: il a été viré au mois de juin). Une nouvelle qui n’a pas empêché Nicolas Dupont-Aignan de menacer physiquement l’humoriste: «Heureusement, parce que je lui bute la gueule sinon!», a-t-il prévenu, avant d’ajouter: «Il y a des limites à l’indé­cence. On est en démo­cra­tie, on peut être en désac­cord avec moi, j’accepte tout, mais on doit respec­ter les êtres humains, sinon il n’y a plus de démo­cra­tie».

(joc)