Espagne: La justice invalide la loi référendaire catalane.

 

La Cour constitutionnelle espagnole a invalidé mardi la loi référendaire adoptée le 6 septembre par le gouvernement régional catalan, a annoncé un porte-parole. La cour avait suspendu dès septembre la loi référendaire afin de se prononcer sur son caractère légal, mais le gouvernement de la Généralité avait décidé de passer outre et d’organiser malgré tout le référendum.

Ne pas renoncer

La réponse que fera le gouvernement catalan jeudi à la question de Madrid sera identique à celle faite lundi. C’est ce qu’a déclaré mardi un porte-parole de la Généralité. «Renoncer n’entre pas dans les scénarios du gouvernement», a déclaré le porte-parole, Jordi Turull. «Jeudi, nous ne dirons rien de différent de ce qui a été dit lundi».

Lundi, Madrid a estimé que le président de Catalogne, Carles Puigdemont, n’avait pas répondu aux autorités espagnoles sur le fait de savoir s’il avait ou non déclaré l’indépendance de sa région, et elle lui a donné jusqu’à jeudi pour clarifier sa position par un «oui» ou un «non».

Carles Puigdemont n’a pas répondu directement sur cette question, proposant à la place un dialogue avec Madrid et proposant de rencontrer «le plus rapidement possible» le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy.

Impact touristique

L’activité touristique en Catalogne a chuté de 15% sur un an depuis le référendum d’autodétermination du 1er octobre, tandis que les réservations d’hôtels et de transports sont en baisse de 20% jusqu’à la fin de l’année, a annoncé mardi l’organisation patronale espagnole du secteur.

«L’impact économique négatif enregistré par le secteur touristique catalan (pendant la première quinzaine d’octobre) correspond à une chute d’environ 15% de l’ensemble de l’activité», par rapport à la même période en 2016, a déclaré José Luis Zoreda, vice-président de la fédération nationale Exceltur lors d’une conférence de presse.

Ce chiffre provient d’une enquête menée par l’organisation patronale auprès de ses adhérents en Catalogne sur le niveau de leur chiffre d’affaires jusqu’au lundi 16 octobre inclus.

L’impact semble donc plus fort que celui des attentats du 17 août à Barcelone et Cambrils, suivis par une chute de 5% du chiffre d’affaires en septembre, a-t-on ajouté de même source.

(nxp/ats)