Les avocats de la défense de Kim Dotcom, qui risque l’extradition vers les Etats-Unis, ont attaqué lundi devant la cour d’appel de Wellington la régularité de l’arrestation en 2012 du fondateur de Megaupload.com. L’homme risque 20 ans de prison.
L’affaire avait éclaté en janvier 2012 lorsque la police néo-zélandaise avait mené un spectaculaire raid matinal à «Dotcom Mansion», la somptueuse propriété à Auckland de Kim Dotcom, dont le vrai nom est Kim Schmitz.
Le département américain de la justice et le FBI accusent le ressortissant allemand de 44 ans d’avoir orchestré un pillage en ligne à grande échelle grâce à Megaupload, son emblématique plate-forme de téléchargement direct, qui a été fermée par la justice américaine.
Kim Dotcom et trois anciens de Megaupload avaient essuyé en février 2017 un nouveau revers de la justice néo-zélandaise, qui avait confirmé un jugement d’extradition de première instance rendu en 2015.
Informatique en nuage
A l’ouverture des débats devant la cour d’appel de Wellington, le conseil de deux d’entre eux a mis en cause la régularité de la procédure initiale. Il a accusé les autorités d’avoir dissimulé dans leur demande de mandat d’arrêt le fait que M. Dotcom faisait l’objet d’une surveillance du bureau de sécurité des communications du gouvernement (GCSB), les renseignements.
M. Dotcom n’était pas présent à l’audience de lundi. L’examen de son recours devrait se terminer dans la semaine, mais la cour d’appel pourrait mettre des mois à rendre une décision.
Megaupload fut un des premiers exemples de «cloud computing» (informatique en nuage), des utilisateurs pouvant mettre en ligne des fichiers stockés sur des serveurs qui devenaient facilement disponibles pour le téléchargement par d’autres internautes Kim Dotcom et ses collègues sont accusés par le FBI d’avoir tiré de leur activité 175 millions de dollars (164 millions de francs au cours actuel) de profit et causé plus d’un demi-milliard de dollars de pertes aux ayants droit des oeuvres musicales, films et autres produits piratés.
(nxp/ats)



