Meurtre d’Angélique «On est dégoûtés d’avoir côtoyé une telle ordure»

 

David R. terminait sa journée de travail à Transpole, le réseau de transports en commun de la métropole lilloise, quand la police est venue l’arrêter, samedi. Pendant trois jours, le meurtrier présumé d’Angélique a continué de venir travailler comme si de rien n’était. Une attitude qui, aujourd’hui, glace le sang de ses collègues. «Il y a beaucoup de colère et de dégoût. Le climat est pesant», confie un employé à Franceinfo.

Les salariés de l’entreprise sont totalement sous le choc, tant la personnalité de David R. semblait aux antipodes de l’horreur du crime commis. Certains le décrivent comme «quelqu’un d’hyper souriant», à qui «on donnerait le bon Dieu sans confession». D’autres assurent que leur collègue n’a jamais eu le moindre problème avec qui que ce soit et qu’il était toujours prêt à rendre service à ses camarades.

«Il avait le visage grave et fatigué»

Employé depuis 2014 chez Transpole, David R. n’était «pas un grand parleur», d’après un salarié. «Je ne suis pas sûr qu’il ait lié de grosses amitiés avec les collègues», ajoute un autre collègue. Le père de famille de 45 ans a violé et étranglé Angélique le mercredi 25 avril. Jeudi, vendredi et samedi, il s’est présenté à son travail, tentant de faire bonne figure.

En y repensant, certains de ses collègues se souviennent qu’il était «différent» ces jours-là. «Il avait le visage grave et fatigué (…) Il y avait une émotion sur son visage», décrit un témoin. Cette personne raconte qu’inquiet, un autre salarié a demandé à David R. s’il se sentait bien. C’est là qu’il aurait répondu par la négative, expliquant «qu’une fille qu’il connaissait avait disparu». «Il lui disait que cela lui faisait de la peine, qu’il avait un enfant du même âge et que cela lui faisait mal que ça arrive dans sa ville», explique l’employé.

«On est tous dégoûtés»

Le quadragénaire aurait même confié à un collègue qu’il espérait qu’Angélique soit retrouvée. «Pour moi, il n’avait pas l’air de se sentir mal par rapport à ça. La preuve avec sa dernière parole, quand il prétend souhaiter qu’elle soit retrouvée saine et sauve», estime un salarié. Chez Transpole, les collègues de David R. ont l’insupportable impression d’avoir été bernés: «On est tous dégoûtés d’avoir pu côtoyer une ordure pareille et surtout les jours qui ont suivi», conclut l’un d’entre eux.

(joc)