Réseaux: Influenceurs menacés de tous les côtés

 

Dicter sa mode et conseiller les gestes d’achat de milliers d’internautes, qui n’en rêve pas? Déjà peu nombreux, les influenceurs qui parviennent à vivre de leur activité sont la cible de nouvelles menaces. Les voilà attaqués par des acteurs beaucoup plus modestes, appelés «micro-influenceurs». Ces passionnés spécialisés dans un domaine reçoivent des produits de la part des marques, mais ils ne se font pas payer. Or, des études montrent que s’ils touchent moins d’internautes, ils ont proportionnellement plus d’impact que les stars du web.

Dans un marché estimé à près de 1 milliard d’euros pour la seule plateforme Instagram en France, les marques ont bien compris où se trouve leur intérêt, notent «Le Figaro» et «Les Echos». Même si certaines, comme les géants des cosmétiques, exigent désormais 5000 followers pour collaborer avec des youtubeurs, elles se tournent de plus en plus vers les micro-influenceurs pour faire connaître leurs nouveautés.

Les testeurs vedettes du Net ont aussi du souci à se faire du côté de leurs rivaux virtuels. Des créatures 100% numériques, comme le cybermannequin Lil Miquela, font le buzz. Ce type d’influenceur virtuel généré par des algorithmes présente l’avantage de coûter moins cher que les humains, d’être partout en même temps et de ne jamais tomber malade. De quoi éclipser tous les instagrameurs et youtubeurs qui n’offrent pas de valeur ajoutée.

(aia)