Electro-Rallye du Chablais: une première suisse et probablement au monde.

 

Avec au volant des personnalités politiques, des journalistes et des conducteurs lambda, huit équipages avaient pour mission de boucler les différentes spéciales du 15e Rallye du Chablais, en affichant une vitesse moyenne au plus près de 49 km/h et en consommant le moins d’énergie possible. Tel était le défi qui leur était proposé, vendredi et samedi, lors de la 1re édition de l’Electro-Rallye du Chablais, avec un maître-mot pour ces deux jours de compétition: la régularité.

De la Renault Zoé à l’Opel Ampera, en passant par une Tesla ou une Nissan, les huit voitures en course étaient 100% électriques. «Avec cette épreuve nous poursuivons plusieurs buts: prouver que ces véhicules sont capables d’emprunter les mêmes routes que les bolides qui participent au Rallye du Chablais; que leur autonomie permet tout à fait de tenir la distance; et, s’il le fallait, démocratiser leur usage», commente Jean-Thierry Vacheron, directeur de course.

Encore un peu de patience

Si le challenge ne concernait pas la vitesse pure, c’est que le règlement ne le permet pas encore. En effet, pour des raisons de sécurité, les rallyes – au sens traditionnel du terme – de voitures électriques ne sont pas autorisés par la Fédération internationale de l’automobile. Mais François Randin, CEO et fondateur de Green Motion, le leader suisse des bornes de rechargement, ne désespère pas: «Pour l’année prochaine, je ne crois pas que nous puissions déjà le faire. Mais d’ici à deux ou trois ans, qui sait?»

Les participants ont toutefois fortement apprécié l’expérience. Et la possibilité de tester ces véhicules sur des routes fermées à la circulation on a convaincu pus d’un. «Ma prochaine voiture sera électrique», affirmait l’un des pilotes, au terme de la première journée.

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