Les vacances paradisiaques en Indonésie ont viré au cauchemar pour un couple de Vaudois. Nicolas et Alexia se sont retrouvés pris au piège à Lombok, dimanche vers 20 h locales, quand un séisme de magnitude 7 a secoué cette île touristique située au sud du pays. «Dès la première secousse, il y a eu une coupure d’électricité. Nous avons juste eu le temps de prendre une lampe frontale, nos téléphones et passeports», explique le couple. Dans une ambiance d’apocalypse, humains et animaux avaient le même réflexe: fuir. «Un troupeau de vaches courraient près de nous. J’ai dit à ma compagne: chérie, cours, ou on va mourir», poursuit Nicolas. Après s’être d’abord réfugié sur le toit d’une auberge, le couple a suivi les autochtones sur une colline. «C’était bondé de monde. Nous y avons passé la nuit dans le froid, sans couverture, sur un sol caillouteux, avec pour coussin une housse d’appareil photo et un sac à main», indiquent les deux touristes.
Geste de solidarité dans une ambiance de panique
Dans cette ambiance où l’instinct de conservation est à son paroxysme, des Indonésiens ont eu une attitude qui ont énormément touché Nicolas et Alexia. «Alors que des gens priaient et d’autres criaient ou pleuraient, des autochtones sont descendus de la colline pour aller chercher des boissons et des barres chocolatées qu’ils ont proposées aux touristes», témoignent avec admiration les deux Vaudois.
Des corps et des émeutes
Longue, la nuit a été marquée par de nombreuses répliques, qui ont accentué le sentiment de panique générale. Les deux Vaudois ont mesuré l’ampleur des dégâts le lendemain dès l’aube. Dans la rue, ils ont aperçu sept corps recouverts de draps. «Les boutiques et les restaurants étaient pillés, car les gens avaient faim et soif. Au port, à chaque arrivée de bateau, les gens se jetaient les uns sur les autres pour trouver une place. L’armée est venue en renfort», raconte Nicolas. Hier soir, sa compagne et lui ont pu prendre un vol pour Bali. «A l’aéroport, il y avait beaucoup de touristes qui ont décidé d’écourter leur séjour. Nous, nous espérons pouvoir profiter de nos six derniers jours de vacances ici.»
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