Les eaux territoriales cubaines ont été le théâtre d’un incident armé majeur ce mercredi matin. Dans un climat régional déjà électrique, les forces de patrouille frontalière de l’île ont intercepté une embarcation en provenance des États-Unis, déclenchant un affrontement direct dont les autorités viennent de préciser les conséquences.
L’événement s’est déroulé au large de Cayo Falcones, une île barrière située dans la province de Villa Clara, au centre-nord du pays. Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, le ministère cubain de l’Intérieur (MININT) a indiqué avoir repéré un hors-bord arborant une plaque d’immatriculation de l’État de Floride, péninsule américaine distante d’environ 145 kilomètres de l’île.
D’après la déclaration officielle du gouvernement cubain, l’équipage de l’embarcation étrangère a ouvert le feu en premier lors de la tentative d’interception. Les tirs ont blessé le commandant du navire cubain, poussant la patrouille à riposter. Le bilan communiqué par La Havane fait état de quatre morts et de six blessés parmi les occupants du hors-bord.
À ce stade, l’identité des passagers et la nature de leurs activités dans les eaux cubaines ne sont pas encore établies. Une enquête est en cours pour élucider les circonstances exactes de cette incursion. Le ministère de l’Intérieur a justifié l’action de ses agents en invoquant la défense stricte de la souveraineté nationale et la protection de ses frontières maritimes face aux défis actuels.
Cet accrochage intervient dans une période d’hostilité croissante entre Washington et La Havane. La tension est montée d’un cran depuis le 3 janvier, date à laquelle le président américain Donald Trump a autorisé une opération militaire ayant conduit à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, un allié de premier plan de Cuba. À la suite de cette intervention, l’administration américaine a multiplié les avertissements. Le secrétaire d’État Marco Rubio a publiquement suggéré que le gouvernement cubain devrait s’inquiéter, tandis que Donald Trump affirmait dans la foulée que le régime de La Havane semblait « prêt à tomber ».
En parallèle de ces déclarations, les États-Unis ont intensifié leur offensive économique. Après avoir coupé l’accès de Cuba aux financements et au pétrole vénézuéliens, Washington a imposé un blocus pétrolier strict sur l’île le 29 janvier, menaçant de sanctions tout partenaire commercial de La Havane.
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