Le projet «Formation, dignité, inclusion et innovation» a été officiellement lancé, hier jeudi à Dakar, en présence d’autorités, de partenaires techniques et financiers, ainsi que d’acteurs du système éducatif et de la formation. L’objectif général du projet, porté par Vis et financé par l’entremise de la Coopération italienne au développement, est de contribuer à la promotion d’un travail décent et inclusif au Sénégal, afin de favoriser une croissance économique équitable, inclusive et digne.
Par Badé SECK – Le projet «Formation, dignité, inclusion et innovation» cherche à accroître l’accès à un emploi formel et décent pour les groupes sociaux les plus vulnérables, notamment les jeunes, les migrants de retour et les personnes en situation de handicap, en améliorant l’efficacité des parcours de transition entre l’école et le travail, et en soutenant le développement d’initiatives entrepreneuriales durables dans les régions ciblées telles que Dakar, Thiès, Kaolack et Tambacounda. A travers ce partenariat avec le ministère de la Formation professionnelle et de l’emploi, un nouveau défi est engagé pour favoriser l’accès à un emploi décent, autour de trois axes d’intervention stratégiques pour une durée de 3 ans.
Il s’agit d’abord de l’amélioration de la pertinence et de l’accès à la formation technique et professionnelle par le renforcement de l’écosystème de l’Eftp, afin d’accroître l’employabilité des jeunes et des personnes en situation de handicap.
Ensuite, d’un renforcement des mécanismes d’accès au travail décent et d’une amélioration de la transition entre l’école et le travail, grâce au renforcement des unités d’orientation de l’Eftp et au transfert de savoir-faire aux services publics de l’emploi. Et enfin, d’un soutien à la création et au renforcement des capacités productives et de gestion des micros, petites entreprises et coopératives, à travers le transfert de compétences innovantes, l’incubation et la formalisation d’initiatives entrepreneuriales.
La mise en œuvre du projet repose sur les procédures de gestion du cycle de projet et doit être conforme aux exigences de l’Agence italienne pour la coopération au développement en matière d’engagement et de justification des dépenses. Il est donc essentiel d’organiser un atelier de lancement officiel afin de marquer le démarrage effectif des activités, d’assurer une compréhension partagée des objectifs, des modalités de mise en œuvre et des responsabilités entre l’ensemble des parties prenantes et institutionnelles, et de garantir l’alignement du projet avec la stratégie de l’Aics dans le pays, ainsi qu’avec les priorités des interlocuteurs clés des projets.
Portée par une ambition de transformation du capital humain, cette initiative vise également à renforcer l’éducation inclusive et à promouvoir une formation professionnelle mieux adaptée aux besoins du marché du travail. L’objectif est clair : offrir à chaque jeune, y compris les plus vulnérables, des opportunités réelles d’apprentissage, de qualification et d’insertion socio-professionnelle.
Selon Eleonora Drudi, cheffe de projet, l’accent sera mis sur l’accès équitable à l’éducation, l’amélioration de la qualité des dispositifs de formation et le développement de compétences utiles à une économie en mutation. Une attention particulière sera également accordée à l’inclusion des filles, des personnes en situation de handicap et des jeunes issus de zones défavorisées.
Le représentant du ministère de la Formation professionnelle et de l’emploi, Mamadou Guèye, par ailleurs Directeur général de la Formation professionnelle et technique, a, pour sa part, salué l’initiative qui s’inscrit en droite ligne des priorités nationales en matière d’emploi des jeunes et de développement durable.
A terme, le projet «Formation, dignité, inclusion et innovation» entend contribuer à bâtir un système éducatif plus équitable et un dispositif de formation professionnelle plus performant, capable d’accompagner efficacement la dynamique de croissance du Sénégal.
bseck@lequotidien.sn



