Professeur titulaire à la Faculté des sciences et techniques de l’Ucad, Balla Diop Ngom intègre le Conseil de gouvernance de l’Académie africaine des sciences (Aas). Il a été élu vice-président de l’Aas pour la région Afrique de l’Ouest.
L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a encore été honorée à l’international. En effet, le professeur titulaire à la Faculté des sciences et techniques (Fst), Balla Diop Ngom, a été élu vice-président de la région Afrique de l’Ouest de l’Académie africaine des sciences. Cette élection qui s’est déroulée du 8 au 14 mai 2026 constitue, selon l’enseignant-chercheur, une marque de confiance des Fellows de l’Académie africaine des sciences envers son parcours académique, scientifique et institutionnel.
«Au-delà de ma personne, je considère cette élection comme une reconnaissance du potentiel scientifique du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest. Elle traduit également l’importance croissante de notre région dans les dynamiques africaines de recherche, d’innovation et de développement technologique », a confié Balla Diop Ngom, actuel directeur du Laboratoire de photonique quantique, énergie et nanofabrication de la Fst.
Il dit ressentir un profond honneur et une grande responsabilité. Il dit être pleinement conscient des défis auxquels notre continent fait face, notamment en matière de financement de la recherche, de formation des jeunes chercheurs, de souveraineté scientifique et technologique, ainsi que de valorisation des résultats de la recherche au service du développement durable de l’Afrique.
Plusieurs priorités
Le vice-président de l’Aas a expliqué que sa feuille de route s’inscrit dans la vision et les missions de l’Académie africaine des sciences, qui visent à promouvoir l’excellence scientifique, l’innovation et l’impact de la recherche sur le développement du continent africain. Durant ce mandat, M. Ngom entend particulièrement travailler sur plusieurs priorités.
Il s’agit selon lui de renforcer la coopération scientifique entre les institutions de recherche d’Afrique de l’Ouest et du reste du continent ; de promouvoir la formation, l’encadrement et l’accompagnement des jeunes chercheurs africains, notamment dans les domaines stratégiques liés à l’énergie, aux matériaux durables, à l’intelligence artificielle et aux technologies émergentes.
Le vice-président de l’Aas compte également encourager davantage de collaborations entre universités, centres de recherche, industrie et décideurs publics afin de transformer les résultats scientifiques en solutions concrètes pour les populations ; contribuer au développement d’une science africaine plus souveraine, capable de répondre aux défis du continent dans les domaines de l’énergie, de la santé, de l’environnement et de l’industrialisation ; et renforcer la visibilité internationale de la recherche africaine et favoriser des partenariats scientifiques équilibrés et mutuellement bénéfiques.
« Je souhaite enfin porter une vision d’une Afrique qui investit davantage dans le savoir, l’innovation et le capital humain comme leviers essentiels de son développement durable et de sa souveraineté », a précisé l’enseignant-chercheur. L’Académie africaine des sciences est une institution scientifique panafricaine fondée en 1985, dont le siège est basé à Nairobi, au Kenya. Elle regroupe des scientifiques africains de haut niveau ainsi que des chercheurs et experts internationaux reconnus pour leur contribution exceptionnelle au développement de la science en Afrique.
Selon Balla Diop Ngom, la mission principale de l’Aas est de promouvoir l’excellence scientifique, l’innovation et l’utilisation des connaissances scientifiques pour contribuer au développement durable du continent africain. L’Académie joue un rôle majeur dans le renforcement des capacités scientifiques, le soutien à la recherche de haut niveau, la formation des jeunes chercheurs et la promotion de politiques publiques fondées sur des données scientifiques.
Reconnaissance de l’excellence académique de l’Ucad
L’Aas intervient dans plusieurs domaines stratégiques, notamment la santé, l’énergie, l’environnement, l’agriculture, les technologies émergentes, l’intelligence artificielle et le développement durable. Elle œuvre également au renforcement de la coopération scientifique entre les pays africains et avec les partenaires internationaux.
Aujourd’hui, informe Pr Ngom, l’Académie africaine des sciences est considérée comme l’une des principales institutions scientifiques du continent et un acteur essentiel dans la promotion de la souveraineté scientifique et technologique de l’Afrique. Une élection saluée par l’Ucad.
« Cette distinction prestigieuse témoigne de la reconnaissance, à l’échelle continentale, de son engagement constant en faveur de l’excellence académique, du développement de la recherche scientifique, de l’innovation et de la coopération scientifique internationale », a fait savoir l’Ucad dans une note d’information. À travers cette élection, souligne l’institution, c’est également l’expertise scientifique sénégalaise et ouest-africaine qui est honorée au sein de l’une des plus importantes institutions scientifiques du continent africain.
Aliou KANDÉ / Lesoleil.sn /



