Les autorités administratives, les services techniques, les leaders communautaires et les acteurs de la société civile ont participé, hier, mardi 23 juin, à Kédougou, à un atelier de dissémination de la nouvelle Déclaration de politique nationale de population (Dnpp) du Sénégal.
Organisée par le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, à travers la Direction du développement du capital humain, la rencontre avait pour objectif de partager les orientations de cette nouvelle politique et de recueillir les contributions des acteurs locaux afin de favoriser son appropriation. À la clôture des travaux, l’adjoint au gouverneur, chargé du Développement, Mouhamadoul Moustapha Gaye, a salué la tenue de ces ateliers régionaux qui permettent de mieux prendre en compte les réalités propres à chaque territoire. Il a insisté sur la nécessité d’adapter les politiques publiques aux spécificités régionales pour promouvoir un développement inclusif et durable. Selon lui, l’amélioration du bienêtre des populations passe notamment par une meilleure valorisation du dividende démographique, une mutualisation des ressources et une implication accrue des collectivités territoriales, des services techniques, des leaders religieux et communautaires ainsi que des médias. Il a également invité les participants à servir de relais pour la diffusion des recommandations issues de l’atelier. Le Dr Assane Ndiaye, directeur du
Développement du capital humain à la Direction générale de la planification et des politiques économiques, a rappelé que cette nouvelle
Déclaration de politique nationale de population constitue la troisième génération de ce document stratégique, après celles de 1988 et 2002. « Élaborée à partir des données du Recensement général de la population et de l’habitat de 2023, cette actualisation vise à mieux prendre en compte les évolutions démographiques du pays et à servir de référence pour l’élaboration des futurs plans nationaux de développement », a-t-il expliqué.
L’atelier a également été marqué par la présentation d’une étude sur les déterminants de l’excision au Sénégal, réalisée en collaboration avec l’Unfpa. Les participants ont souligné l’importance de vulgariser cette nouvelle politique, afin qu’elle soit mieux connue des populations et contribue efficacement à l’atteinte des objectifs de développement du Sénégal.
Lesoleil.sn /



