Sur les 50 jeunes recrutés en 2023 au Centre céramique de Tambacounda pour fabriquer des inserts en céramique destinés aux foyers améliorés « Diambars », il ne reste plus que huit femmes, la plupart des autres ayant abandonné faute de retombées financières et face à la pénibilité du travail. Ces survivantes, dont Fatoumata Barry, continuent de produire 100 à 200 inserts par jour (vendus 500 à 2 500 FCFA) et revendiquent leur autonomie dans un métier encore stéréotypé. Le centre, réhabilité dans le cadre du programme Réussir au Sénégal, est toutefois freiné par le manque de financement, des besoins en formation (gestion, comptabilité, marketing digital) et surtout par les difficultés d’accès à l’argile locale, les autorisations d’exploitation tardant, ce qui oblige à s’approvisionner loin à coût élevé. Malgré tout, elles demandent l’appui de l’État et des partenaires pour pérenniser l’activité et contribuer au développement régional.



