Tambacounda : 29 prévenus condamnés à des peines allant jusqu’à 7 ans de prison ferme

 

Le Tribunal de grande instance de Tambacounda a rendu son verdict dans une affaire impliquant 29 prévenus poursuivis pour actes contre nature, transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d’autrui. Quatre personnes ont été relaxées, tandis que plusieurs condamnations à des peines de prison ferme ont été prononcées.

grande instance de Tambacounda a rendu, mercredi, son verdict dans une affaire judiciaire qui a mobilisé l’attention dans la région. Au total, 29 personnes étaient poursuivies pour des faits d’actes contre nature, de transmission volontaire du VIH/Sida et de mise en danger de la vie d’autrui.

À l’issue des débats, quatre prévenus ont été relaxés. Les autres ont été condamnés à des peines de prison ferme allant de deux à sept ans, selon les faits retenus contre eux et les décisions rendues par le tribunal.

Une affaire déclenchée dans un établissement scolaire

Selon les informations rapportées , l’affaire remonte au 24 septembre 2026. Des policiers de Tambacounda auraient surpris deux élèves dans les toilettes du lycée Mame Cheikh Mbaye. Les investigations menées par la suite, notamment l’exploitation de téléphones portables et les auditions, ont conduit à l’identification d’autres personnes mises en cause.
Au cours de l’audience, le parquet avait requis des peines d’emprisonnement ferme contre les prévenus. De leur côté, les avocats de la défense avaient soulevé des exceptions de nullité de la procédure et demandé la relaxe de leurs clients.

Des condamnations allant jusqu’à sept ans

Parmi les décisions prononcées, C. C., un élève, a été condamné à sept ans de prison ferme pour actes contre nature et transmission volontaire du VIH, selon le compte rendu de l’audience. Deux autres élèves, M. D. et C. T. D., ont écopé chacun de cinq ans de prison ferme. Un quatrième élève, Y. F., a été condamné à deux ans de prison ferme.

D’autres prévenus, notamment un menuisier, un chauffeur et un aide-infirmier, ont également été condamnés à cinq ans de prison ferme. Un agent de développement d’une ONG a écopé de quatre ans d’emprisonnement.

Des peines de trois ans ferme ont par ailleurs été prononcées contre plusieurs autres personnes, dont un professeur, deux étudiants, un hôtelier, un aviculteur, un gardien, un commerçant, un tailleur et un agent de Canal+.

Sept prévenus fixés sur leur sort le 4 novembre

Le tribunal a également décidé de proroger au 4 novembre prochain son délibéré concernant sept prévenus. Parmi eux figurent un opérateur économique, des délégués médicaux, des chauffeurs, des tailleurs et un hôtelier.

Cette décision maintient en suspens l’issue judiciaire concernant ces sept personnes, dans un dossier qui a donné lieu à plusieurs condamnations et à quatre relaxes.

leral.net /