Attentat en France: Le héros meurt, il jubile: «Un colonel quel pied!»

 

Après l’ironie malvenue de la journaliste du Figaro, voici l’homme qui se réjouit de la mort du héros. Stéphane Poussier, ancien candidat de La France insoumise aux législatives dans le Calvados (ouest de la France), a été placé en garde à vue pour apologie d’actes terroristes. L’ancien candidat a été interpellé à son domicile de Dives-sur-Mer (Calvados) après avoir publié samedi deux tweets faisant l’apologie du terrorisme et se félicitant du décès du d’Arnaud Beltrame, le lieutenant-colonel de gendarmerie, qui s’était substitué à une otage vendredi dans l’attaque menée par le djihadiste, Radouane L. Le gendarme est décédé dans la nuit de vendredi à samedi des suites de ses blessures.

«Stéphane Poussier est en garde à vue depuis ce matin 11 h 30 pour apologie d’actes terroristes après des propos publiés hier (ndlr: samedi) sur son compte Twitter», a confirmé le procureur de la République de Lisieux, David Pamart. La peine maximale encourue pour ce type de délit est de 7 ans de prison et de 100’000 euros d’amende.

Candidat malheureux de La France insoumise dans la 4ème circonscription du Calvados, il avait déclaré sur Twitter «A chaque fois qu’un gendarme se fait buter (…) je pense à mon ami Rémi Fraisse», un jeune militant écologiste tué en 2014 dans l’explosion d’une grenade tirée par un gendarme lors d’affrontements sur le site du barrage de Sivens (sud ouest de la France). Il a également publié : «Là c’est un colonel, quel pied ! Accessoirement, encore un électeur de Macron en moins».

Ses remarques ont provoqué de vives réactions et son compte a été désactivé. Les tweets ont été condamnés par son mouvement, la France Insoumise et par son leader Jean-Luc Mélenchon.

(20 minutes/afp)